Respect
Un de nos potes au petit de l’Homme, 6 ans et demi:
« Tu écoutes Lady Gaga ? Mais c’est de la merde, Lady Gaga ! »
Un de nos potes au petit de l’Homme, 6 ans et demi:
« Tu écoutes Lady Gaga ? Mais c’est de la merde, Lady Gaga ! »
Je parle peu de lui ces derniers temps sur mon blog.
La raison en est simple : le petit de l’Homme m’a demandé de ne plus le citer sur le web… « Je ne veux pas que les gens rient de moi en lisant ton blog, tu comprends ? Je ne veux plus que tu écrives des choses sur moi. »
Ca fait deux ans que le petit de l’Homme rêve de Tour Eiffel. Sous toutes ses formes, toutes les coutures, dans tous les sens. Un seul soucis, mais de taille, l’Homme et moi n’en rêvons pas du tout, du tout, du tout, nous.
L’Homme parce qu’il n’y est jamais monté (et il l’avoue sans honte, si ça lui a pas manqué en 35 ans, y’a peu de chance que ça lui manque les 35 années qui vont suivre), moi, parce que j’y suis montée une fois, une seule fois, en 1983, avec mon père, qui avait ainsi trouvé l’occasion et de nous faire plaisir à mon frère et à moi et d’occuper ses gamins un après-midi (faut avouer, mon père n’était pas très branché « activités avec des gamins », en gros on lui aurait refilé deux aliens venus de Pluton, ça l’aurait mis dans le même embarras…). Et j’avoue que, du coup, depuis la mort de ce dernier, j’avais juré que la Tour Eiffel était et resterait un lieu sacré, attaché à la mémoire du premier homme de ma vie. Plus question de remettre un orteil sur le sol de cette construction en fer.
« Et, tu as droit à un cadeau pour la Saint-Valentin, tu te souviens ? »
L’Homme ne lâche pas l’affaire. Il adore faire des cadeaux (c’est un euphémisme) et dès qu’il y a moyen de trouver une excuse pour en faire un, il saute à pieds joints sur l’occasion. BAM. Et notez que ça lui arrive même de s’inventer une date si une occasion se trouvait un peu trop éloignée de la précédente (« Quoi, la Sainte Marie, c’est ta fête, non ? Hop, t’as droit à un cadeau ! »). Il a ce côté chapelier fou qui adorerait passer chaque jour à fêter un non-anniversaire… à partir du moment où il peut offrir un cadeau, of course…
Cette chanson est un grand moment de mon adolescence : je devais avoir 12 ans, mon frère, 8, et nous la chantions à tue-tête continuellement. Le but du jeu était de la chanter le plus vite possible en ne se plantant pas une seule fois dans les paroles. Je vous mets au défi de faire pareil, c’est un vrai tour de force et faut bien avouer qu’en toute modestie, on maîtrisait l’affaire (au grand dam de mon père qui n’était pas un fan forcéné de Jean-Jacques Goldman. C’est rude, la paternité, des fois).
Ce matin, le monstre s’est réveillé au son d’une chorale de nounours bien installés autour de lui et lui souhaitant un très joyeux anniversaire, ils se sont ensuite jetés sur lui pour lui faire des câlins à tour de rôle. Les yeux du petit de l’Homme brillaient de plaisir. Je me suis dit qu’il fallait fixer ce regard de tout petit au plus profond de ma mémoire parce que le voir s’émerveiller devant ses nounours qui parlent et chantent par mon entremise ne durera plus très longtemps…
- « Tu sais, pour bien marcher, il faut regarder par terre et éviter les grosses pierres »
- « Et si je regarde mal et que je ne parviens pas à éviter une pierre ? »
J’ai d’abord connu Zoltan…
Il est venu me voir à Etats d’âme, en me présentant son amoureuse…
Le 23 septembre 1994, j’écrivais cette seule phrase dans mon journal intime:
« Aujourd’hui, je suis plus triste qu’orpheline »
Mon papa venait de décéder.
Un papa qui brûlait la vie par les deux bouts, qui vivait la nuit, qui avait un parcourt tellement différent des autres papas normaux que je m’étais habituée à être extrêmement évasive sur sa vie, sa manière d’être, ses choix…
Il n’a vraiment pas de bol, le petit de l’Homme…
Non seulement, il a des parents qui aiment les musées (surtout quand il fait plus de 30° sur Paris et que tout autre endroit est absolument invivable) mais, en plus, ses parents choisissent les musées en fonction de ses intérêts. Non, je vous dis, cet enfant n’a vraiment pas de chance.